Perspectives sur la sécurité alimentaire

Installation généralisée de la campagne agro-pastorale dans un contexte d’insécurité civile accrue

Juillet 2019 - Janvier 2020

Juillet - Septembre 2019

Cartes des Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, juin à septembre 2019: Minimal (Phase 1 de lIPC) dans le plupart de la region. Stress (Phase 2 de l'IPC) dans l'est de Mali, sud du Niger, nord du Nigeria, et sud du Tchad. Crise (Phase 3 de l'IPC) dans Tillaberi Niger, Tibesti Tchad, Burkina Faso, Cameroon, et Republque centreafricaine. Urgence (Phase 4 de l'IPC) dans le nord-est du Nigeria.

Octobre 2019 - Janvier 2020

Cartes des Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, juin à septembre 2019: Minimal (Phase 1 de lIPC) dans le plupart de la region. Stress (Phase 2 de l'IPC) dans le nord du Nigeria. Crise (Phase 3 de l'IPC) dans Tillaberi Niger, Tibesti Tchad, Burkina Faso, Cameroon, et Republique centreafricaine. Urgence (Phase 4 de l'IPC) dans le nord-est du Nigeria.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Concentration de personnes déplacées – passez le curseur au-dessus de la carte pour voir la classification de la sécurité alimentaire des camps de déplacés au Nigéria.
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Concentration de personnes déplacées – passez le curseur au-dessus de la carte pour voir la classification de la sécurité alimentaire des camps de déplacés au Nigéria.
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • L’amélioration de la pluviométrie au cours des première et deuxième décades de juillet a permis la généralisation des semis dans les zones sahéliennes et soudaniennes et la conduite des sarclages. Les stades phénologiques varient de la levée, à la montaison dans les zones soudaniennes. Le cumul saisonnier indique une situation normale à excédentaire sur la majeure partie de la région.  Les déficits sont légers dans la plupart des zones affectées à l’exception de l’ouest de la Mauritanie, du centre et nord du Sénégal où les ils sont sévères. Des attaques de chenilles légionnaires signalées au Burkina Faso et au Tchad, sont sous contrôle.

  • La régénération des pâturages en cours et la disponibilité en eau de surface réduisent significativement les difficultés d’alimentation du bétail par contre à l’ouest de la Mauritanie, et au nord du Sénégal où la soudure a été précoce, l’alimentation du bétail reste toujours préoccupante. Dans la région du Liptako-Gourma et le grand bassin du Lac Tchad, les conflits et l’insécurité civile continuent d’impacter négativement les mouvements du bétail.

  • Sur les marchés, la demande connait une légère augmentation saisonnière, mais bien en dessous de la hausse habituelle. Les prix demeurent inférieurs à l'an dernier et similaires à légèrement inférieurs à la moyenne dans la majorité des pays du fait des bons niveaux des stocks et les faibles achats institutionnels. Cependant, ils demeurent atypiquement élevés dans les zones de conflits et dans la région du Tibesti au Tchad, où les flux et les fonctionnements des marchés sont perturbés. En perspective, la demande connaitra une hausse saisonnière de même que les prix, mais ne dépasseront pas les niveaux de l’année dernière ; ils resteront dans la tendance moyenne.

  • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2019. Toutefois, l’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) en cours se poursuivra jusqu’en septembre, pour les ménages pauvres au Niger dans le nord-ouest de la région de Tahoua et le sud de la région de Tillabéry, au Mali dans les zones rizicoles du delta du Niger et dans la vallée du fleuve de Tombouctou à Gao du fait des faibles récoltes en 2018/19. L’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 ! de l’IPC) affecte des ménages hôtes et déplacés internes dans le nord et le centre du Burkina Faso, les ménages pauvres du sud de Mopti et Gao au Mali et de la région de Diffa au Niger grâce à l’assistance alimentaire car l’insécurité continue de perturber les marchés et les activités de moyens d’existence. Cependant, bon nombre de déplacés internes restent confrontés à l’inaccessibilité aux terres de cultures et à l’aide humanitaire au Niger, au Burkina Faso, au Mali, au Tchad et au Nigeria.

  • Le niveau d’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte la région de Tibesti pourrait évoluer vers le Stress (Phase 2 de l’IPC) en août avec la reprise des flux commerciaux avec la Libye. Cependant, elle demeurera jusqu’en Septembre dans les régions autour du Lac au Tchad, la région de Tillabéry au Niger, la RCA et au Cameroun du fait des conflits armés et /ou insécurité civile qui perturbent significativement les moyens d’existence des ménages. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire pourrait être similaire ou pire.

Perspectives par Pays

Mali

  • La campagne agricole 2019-20 a démarré dans le pays grâce à l’installation des pluies en fin mai. Les perspectives de production agricoles sont en hausse de 10 pour cent par rapport à 2018 et de 25 pourcent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les récoltes moyennes à supérieures à la moyenne attendues en octobre 2019 seront favorables à un bon approvisionnement des marchés en céréales.
  • L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant partout à travers le pays en dépit des perturbations de flux observées par moments dans les zones d’insécurité. Les prix des céréales similaires à légèrement supérieurs à la moyenne dans l’ensemble sont favorables à un accès des ménages pauvres aux denrées.
  • La soudure précoce dans la vallée du fleuve de Gao et de Tombouctou, et par endroits dans le delta intérieur du fleuve Niger et la baisse des revenus, amène les ménages pauvres à recourir aux stratégies d’adaptation négatives pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquents, ils seront en insécurité alimentaire de Stress avec nécessité d’assistance humanitaire (Phase 2 ! de l’IPC) de juin à septembre pour les zones les plus touchées pour éviter le passage à pire.
  • Les récoltes moyennes à supérieurs à la moyenne attendues en octobre 2019 de même que la baisse des prix et l’amélioration des termes d’échange bétail/céréale qui seront observées, amélioreront l’accès des ménages aux vivres. Par conséquent, la majorité des ménages du pays sera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à janvier 2020. Quant aux ménages déplacés et les victimes des inondations, ils traineront encore les séquelles de la dégradation de leurs moyens d’existence et par conséquent seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) à pire.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Mali de juin 2019 à janvier 2020.

Niger

  • Les crises sécuritaires dans la sous-région continuent de détériorer les conditions d’accès alimentaire et des moyens d’existence dans les régions de Diffa et Tillabéry où les ménages résidents pauvres et les populations déplacées sont soumis à une insécurité alimentaire en Crise (Phase 3 de l’IPC) qui devrait persister dans les mois à venir.
  • La campagne agropastorale d’hivernage s’installe progressivement à la faveur d’une situation pluviométrique favorable avec des cumuls estimés moyens a excédentaires par les modèles de prévisions saisonnières. Cette situation pluviométrique s’annonce favorable à une production agricole et fourragère moyenne et un accès alimentaire suffisant en période post-récolte d’octobre 2019 à janvier 2020.
  • Malgré la période de soudure, en cours en zones pastorales, la situation alimentaire est moyenne grâce aux disponibilités du pâturage et en points d’eaux. Toutefois, les perturbations dans les échanges entre les zones liées à l’insécurité civile, entrainent des baisses des prix de vente des animaux. Cette zone pourrait être classée, de la présente période jusqu’en juillet, en « Stress » (Phase 2 de l’IPC). Toutefois, la situation alimentaire de la zone devrait progressivement s’améliorer après la fin de la soudure pastorale et atteindre l’insécurité alimentaire « Minimale » (Phase 1 de l’IPC).
  • Les disponibilités alimentaires chez la plupart des ménages de la reste du pays restent encore suffisantes pour couvrir la demande de consommation. Les ménages agricoles déficitaires arrivent à accéder aux produits de consommation grâce aux prix d’achat de céréales favorables et aux revenus normaux générés par les activités saisonnières telles que la production horticole, les travaux de préparations des sols et la main d’œuvre liée à l’exode saisonnier. Ainsi, la plupart des zones se maintiennent en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2016.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Niger de juin 2019 à janvier 2020.

Nigeria

  • L’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) et de l'Urgence (Phase 4 de l’IPC) devraient rester généralisés dans tout le nord-est du Nigeria jusqu'au début de 2020. Les résultats dans les zones inaccessibles sont probablement similaires ou peuvent être pires que dans les zones accessibles voisines, et il subsiste un risque de Famine (Phase 5 de l’IPC) dans ces zones. Des niveaux extrêmes d'insécurité alimentaire aiguë, y compris la Famine (Phase 5 de l’IPC), sont également possibles dans le pire des cas, lorsque le conflit change et restreint considérablement l'accès humanitaire et les déplacements des ménages.
  • Les ménages touchés par les conflits et le banditisme dans le nord-ouest et le centre du Nigéria sont également très préoccupants. Dans les zones localisées, les ménages touchés ont perdu certaines sources typiques de nourriture et de revenu et les résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) sont probables chez ces ménages jusqu'en septembre. Avec la principale récolte d'octobre, la plupart des ménages devraient bénéficier d'un revenu et d'un accès à la nourriture accrus, à l'exception des ménages les plus touchés de l'État de Zamfara qui resteront probablement en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu'en janvier 2020.
  • Le récent Cadre Harmonisé (juin 2019) a confirmé qu'un nombre élevé de ménages continuent d'être confrontés à Crise (Phase 3 de l’IPC) ou que l'insécurité alimentaire aiguë et les besoins humanitaires restent élevés pour plus de 1,7 million de déplacés internes et les populations hôtes les plus pauvres.
  • Les personnes déplacées à l'intérieur du Grand Maiduguri et dans les zones avoisinantes, en particulier dans les camps, restent accessibles aux acteurs humanitaires et dépendent principalement de l'aide alimentaire humanitaire et des possibilités limitées de gagner leur vie. Le conflit prolongé se déroule actuellement dans un nombre moins important de zones que les années précédentes ; toutefois, la fréquence et l'intensité des attaques restent élevées.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Nigeria de juin 2019 à janvier 2020.

Tchad

  • La situation alimentaire est calme sauf dans les zones de conflit. Au Tibesti, l’insécurité continue de prévaloir entrainant une détérioration des moyens d’existence et un déficit de consommation maintenant les ménages en Crise (Phase 3 de l’IPC) alimentaire. Au Lac, les déplacés reçoivent une assistance alimentaire et ont une consommation alimentaire minimale. Les revenus générés ne couvrent pas certaines dépenses. Ils sont donc en Stress (Phase 2 ! de l’IPC).  
  • Les stocks céréaliers des ménages pauvres sont presque épuisés dans certaines régions du sud, notamment les deux Logone, la Tandjilé, le Moyen Chari et le Mandoul. Ces ménages maintiennent leur accès alimentaire grâce aux ventes subventionnées mais ont des difficultés concernant les dépenses non alimentaires et sont donc en Stress (Phase 2 de l’IPC) dès début juin.
  • Dans la zone sahélo-saharienne, les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires et les niveaux de stocks sont légèrement supérieurs à la moyenne, à l’exception des marchés du lac Tchad et du Tibesti qui sont perturbés successivement par les incursions de Boko Haram et l’insécurité. En zone soudanienne, les stocks commerçants sont renforcés par ceux de l’ONASA destinés aux ventes à prix modérés.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Nigeria de juin 2019 à janvier 2020.

 

Pays suivis à distance[1]

Burkina Faso

  • L’intensification des exactions de groupes armés a entrainé en début mai un accroissement de 26 pourcent de l’effectif des populations déplacées internes (PDIs) en seulement un mois.  Ces populations, ainsi que les ménages hôtes, sont dépendants de l’assistance. Dans les localités moins touchées par les incidents devenus quotidiens, les ménages disposent encore des réserves de l’autoproduction pour maintenir une alimentation sous stress. 
  • Dans le nord du pays (zones de moyens d’existence 5 ;7 et 8) qui abrite 95 pourcent des PDIs, les populations n’ont plus accès aux sites d’orpaillage où elles tirent habituellement leur seconde source de revenu. L’approvisionnement des marchés locaux en denrées de base devient difficile. De même l’accès humanitaire y est devenu limité, en particulier dans la province du Soum. Ce qui expose les PDIs et les ménages hôtes de cette province à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) entre juin et septembre.
  • Par ailleurs, en plus de la détérioration de l’accès alimentaire des ménages, l’accès des populations limité aux services de santé et la perturbation des programmes habituels de prévention et de prise en charge de la malnutrition pourraient entrainer durant toute la soudure, des prévalences de la malnutrition aigüe globale plus élevées de façon générale par rapport à l’année précédente et plus sévères chez les PDIs et les ménages hôtes.
  • Bien que les prévisions saisonnières indiquent des conditions favorables à des précipitations équivalentes ou supérieures à la normale sur la majeure partie du pays, la probabilité de pluies déficitaires dans les zones de grandes productions à l’ouest, les flux croissants de PDIs et les mouvements limités des populations, pourraient affecter négativement les activités agricoles et induire une baisse des productions en-dessous de la moyenne des cinq dernières années.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de juin 2019 à janvier 2020 du Burkina Faso.

Cameroun

  • Les moyens d’existence continuent de se détériorer alors que le conflit se poursuit dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest. Le conflit a également limité l'accès aux champs et aux opportunités de main-d'œuvre et, associé aux prix élevés des denrées alimentaires, a entraîné une baisse continue du pouvoir d'achat des ménages. En conséquence, les PDI et les ménages pauvres ont plus de chances de continuer à vivre les résultats de la crise (Phase 3 de l'IPC) jusqu'en janvier.
  • Dans l’Extrême-Nord, l’insécurité alimentaire aigues Stress (Phase 2 de l’IPC), devrait persister pour les PDIs et ménages pauvres hôtes jusqu’en janvier en raison de l’épuisement progressif des stocks entre juin et aout et des pillages et destructions continus de biens par la secte Boko Haram. Le conflit touches négativement les moyens d’existence dans plusieurs localités des départements de Logone-Et-Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga.
  • Dans l’extrême-Nord, l’accroissement des retours de PDI, le soutien des partenaires et les bonnes perspectives pluviométriques pourraient favoriser des productions supérieures, dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest par contre, les productions vivrières et d’exportations attendues seraient en-dessous de la moyenne du fait de l’accès limité des producteurs aux champs, de la hausse du coût des intrants et de la main-d’œuvre et des séries de journées mortes qui empêchent l’entretien des plantations.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de juin 2019 à janvier 2020 du Cameroun.

 République Centrafricaine

  • En raison du nombre élevé de personnes déplacées et de l'accès irrégulier à l'aide humanitaire planifiée, Crisis (Phase 3 ! de l'IPC) devrait persister à Haut-Mbomou, Mbomou et Haute-Kotto jusqu'en octobre. La disponibilité de la récolte à la fin de 2019 et la baisse consécutive des prix des denrées alimentaires devraient améliorer les résultats en phase de Crise (Phase 3 de l'IPC), même en l'absence d'assistance.
  • Dans le reste du pays, où l'accès aux activités de production agricole et à l'aide humanitaire est plus facile, Stress (Phase 2 ! de l'IPC) est probable sur les sites de PDIs et Stress (Phase 2 de l'IPC) ou Crise (Phase 3 de l'IPC) est probable en dehors des sites de PDIs. L'insécurité reste le principal facteur d'insécurité alimentaire. En l'absence d'assistance, les sites de PDIs devraient se transformer en Crise (Phase 3 de l'IPC).
  • Malgré le retard accusé dans l’installation de la saison, les précipitations cumul entre avril et septembre devraient être moyenne. Avec l’amélioration globale de la situation sécuritaire et le retour des certains PDIs pour les activités agricoles, les productions attendues à partir de septembre pourraient être supérieures à 2019, mais restera en-dessous de la moyenne avant la crise.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de juin 2019 à janvier 2020 du Republique Centrafricaine.

 

[1] Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés. 

 

Evenements qui Pourraient Changer les Scenarios

Zone Evènements Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire
Nord Mali, Nord-est Nigeria, Bassin Lac Tchad, région du Liptako Gourma, République Centrafricaine, Cameroun Aggravation de l’insécurité civile
  • Augmentation du nombre des déplacés et réfugiés dans les pays voisins
  • Grave perturbation des flux commerciaux
  • Très faible approvisionnement des marchés locaux
  • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages
  • Réduction de l’accès des zones par les humanitaires pour l’assistance
  • Détérioration significative de la consommation des ménages
Bassin Est et centre (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali) Une amélioration significative de la valeur de la monnaie nigériane
  • Relance de la demande en bétail permettant un accroissement des prix, en particulier des bovins, au-dessus de la moyenne quinquennale.
  • Hausse des revenus des ménages pastoraux.

 

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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